Pourquoi le bio est moins cher ?

Pourquoi le bio est moins cher ?

Pour savoir si un produit est plus ou moins cher, ne nous fions pas aux apparences ! En effet les produits alimentaires conventionnels industriels sont tellement chers que l’on ne peut faire payer au consommateur la totalité du prix.. Environ 1/3 seulement est payé par le consommateur, 1/3 est payé par le contribuable et un dernier 1/3 par la nature.

Manger bio moins cher
Produits bio pas chers ? Si l’on adapte sa cuisine au mode de vie bio, l’alimentation biologique est en fait très économique.

Curieusement ce n’est pas le contribuable qui se révolte en 1er, c’est la nature ; en effet nous ne lui laissons plus le temps de renouveler ce qu’elle nous donne gratuitement et elle n’arrive plus a recycler nos déchets. Ceci dit, même en considérant la partie payée par le consommateur, les familles qui passent aux produits bio fermiers constatent qu’elles dépensent moins.

 

un aliment qui coûte deux fois moins cher qu’un autre a poussé deux fois plus vite et contient donc deux fois moins d’éléments nutritifs

Comment est ce possible ? parce que, dans la nature comme dans la vie, ce qui est fabriqué lentement est plus solide. Un produit alimentaire végétal ou animal qui grandit à son rythme naturel est plus consistant et plus chargé de rayons du soleil, d’oligo-éléments et de vitamines, qu’elles viennent de la terre ou de l’air.

Est ce si compliqué de comprendre qu’un aliment qui coûte deux fois moins cher qu’un autre a poussé deux fois plus vite et contient donc deux fois moins d’éléments nutritifs ? Si vous mangez des aliments qui vous nourrissent vous avez moins besoin d’en manger et votre corps reçoit plus de vitamines, de fer, etc.

A vous de choisir ! acheter deux fois plus d’aliments qui vous nourrissent deux fois moins ou acheter deux fois moins d’aliments qui vous nourrissent deux fois mieux. Faites l’essai ! vous n’avez pas besoin d’un expert. Tenez achetez un poulet fermier bio d’un kilo et acheter un poulet industriel d’un kilo le moins cher possible ; mettez les au four et pesez les après la cuisson ; vous constaterez que le poulet industriel pèse moins que le poulet fermier bio.

La super grande arnaque de l’après guerre fut de convaincre le consommateur que c’était bien de ne pas acheter cher ; cela permet de lui vendre plus puisque pour avoir l’équivalence d’un produit de qualité il est nécessaire d’acheter deux produits pas chers. On a même réussi à convaincre la population d’acheter parce que c’est pas cher.

On voit ainsi des personnes acheter des produits parce que c’est pas cher et non parce qu’ils en ont besoin. Et comme on achète plus que l’on a besoin, il faut jeter et on taxe le contribuable pour détruire ce que l’on a produit et vendu. Ce que nous payons pas cher nous le payons avec nos impôts sous forme de subvention ou sous forme de recyclage de nos ordures car il y en a trop pour que la nature puisse les éliminer toute seule.

Achetons, seulement lorsque nous en avons besoin, des produits de qualité et nous dépenserons moins d’argent, nous aurons donc moins besoin d’en gagner et nous aurons plus de temps libre pour profiter de la vie, de notre famille, de nos amis … Tout le monde se plaint de la solitude ; c’est normal nous n’avons plus le temps de « relationner » puisque nous passons tout notre temps à gagner de l’argent pour acheter de plus en plus de choses.

Alors cela vous intéresse t’il de dépenser moins et mieux ? Apprenez à Manger Autrement et mieux ; c’est possible ! il existe de nombreux réseaux qui vous font découvrir cela au cours de soirées ou séjours conviviaux.

 

Source : http://www.intelligenceverte.org/Bio-Moins-Cher.asp

Hausse des prix sur les fruits et légumes

Le coup de froid de fin janvier se traduit sur les étals par un coup de chaud des tarifs. Grossistes, maraîchers et consommateurs en font les frais, même si, dans la région, la pénurie ne guette pas comme ailleurs

Les adeptes de la soupe de poireaux hivernale l’ont noté, cette année, les légumes, y compris ceux de saison, creusent les budgets. Les prix flambent en même temps que les températures baissent. C’était surtout le cas lors de la vague de froid de fin janvier qui s’est abattue sur l’Europe. Elle a encore de fâcheuses conséquences sur le prix des légumes d’importation, depuis l’Espagne (lire par ailleurs).

D’ailleurs, d’après Philippe Sallefranque, président de l’association Les Échos du MIN, qui regroupe les producteurs, acheteurs et concessionnaires du marché d’intérêt national d’Agen, « ce sont les grossistes qui ont le plus de difficultés » avec la pénurie de fruits et légumes en provenance d’Espagne ou d’Italie. Pas seulement à cause de leur rareté après les dégâts de la météo. Cependant, à quelques exceptions près, les prix reviennent à des niveaux raisonnables ces derniers jours. « De toute façon, aujourd’hui, Espagne, Italie ou Portugal tendent à aligner leurs prix sur le reste de l’Europe. Chez eux aussi, la main-d’œuvre, autrefois très bon marché, devient plus chère », décrypte Philippe Tilatti, un des grossistes historiques du MIN.

« Nous essayons au maximum de nous approvisionner au plus près. » Ses mandarines, du Portugal, n’ont d’ailleurs rien à envier à leurs concurrentes marocaines. Mais le malaise est plus profond et ne touche pas seulement le portefeuille. « Les gens ne mangent plus de légumes. » Courgettes, carottes et tomates mises à part, les légumes réputés compliqués à cuisiner ne font pas recette. D’ailleurs, cette agricultrice de Saint-Vincent-de-Lamontjoie vend ses céleris « 1 euro le kilo au MIN, depuis toujours ».

Croissance stoppée

Les maraîchers confirment la baisse de consommation. Même si, les jours de marché, ils voient revenir des familles avec de jeunes enfants. Cela dit, les légumes estampillés locaux et de saison n’ont pas été épargnés par la chute des températures, donc la montée des prix. Les choux-fleurs ont gelé, les choux verts et rouges ont vu leur croissance stoppée net.

Les fameux poireaux, eux, font grise mine. « C’est l’arrachage qui a été compliqué pendant cette vague de froid », explique Gislain Gelvesi, producteur à Jusix, à côté de Marmande. Au MIN, ils sont trois à vendre des poireaux dix mois dans l’année. Cette année, il n’y a pas que les températures qui ont jeté un froid sur cette culture, d’où des prix toujours un peu élevés. « Les rendements sont plus faibles. » Et les prix plus hauts. 2,99 € dans une grande surface de la périphérie agenaise. L’an dernier, en février, selon l’Insee, le kilo de poireau au détail se vendait 1,78 €. Mais en vente directe, il reste à 1,60 €. Soit, à quelques centimes près, les prix pratiqués au MIN.

« Prix linéaires »

À La Ferme de Garonne, boutique de vente directe ouverte il y a trois mois, ce yo-yo est passé quasi inaperçu pour les clients. Comme dans beaucoup de lieux de vente directe, « nous faisons le maximum pour garder des prix linéaires afin que nos clients s’y retrouvent », explique Maxime Zorzi, agriculteur. Ainsi, les choux, tous issus de la production locale, n’ont pas bougé malgré le gel.

Retour au MIN, où les petits producteurs semblent parfois, quelle que soit la saison, un peu mieux tirer leur épingle du jeu, à condition encore une fois d’opter pour la vente directe. C’est le cas de Dominique Gauzin et ses épinards de La Croix-Blanche. Lui ne propose qu’une production à la fois, en petite quantité. Et il s’en sort sur le marché local. « Mes légumes ne vont pas au-delà des Pyrénées-Orientales », sourit l’agriculteur. Les grossistes du MIN ? « Ma production est trop modeste, ils sont besoin de plus gros volumes. » Il se contente sereinement de sa production locale et de saison.

La saison justement, sur les étals des hypermarchés, tend les bras aux productions printanières. Les fraises ont fait leur apparition. Et au niveau local, les premières tomates cerises, commercialisées sous la marque Rougeline, à Marmande, ont fait leur apparition. À prix d’or, mais elles sont là. Sur les marchés, les premières tomates produites localement sous serre arriveront d’ici une dizaine de jours.

Les dégâts du printemps pourri

Présente toute l’année sur les étals, la pomme connaît une petite baisse de volume cette année, avec d‘importantes disparités selon les producteurs. « Le fait qu’il y ait un peu moins de pommes en France nous facilite la vie », reconnaît Émile Nioche, directeur de la coopérative fruitière Cofra, à Aiguillon. Reste l’impact de l’embargo russe, toujours actif et qui voit se déverser les pommes venues de Pologne sur le marché français. « Et le Brexit qui contrarie l’export. »

Si, pour la coopérative, cette relative pénurie tire les prix vers le haut, du côté des petits producteurs, « on a l’impression de revenir vingt ans en arrière au niveau des prix », estime Jean-Jacques Fort, producteur à Madaillan. Un sentiment encore plus fort quand le printemps désastreux a fait des ravages dans les vergers, la météo ayant contrarié la pollinisation.

Cela dit, au niveau des prix, la pomme se vend plus cher de 10 à 15 centimes. Avec, là encore, des disparités entre les grandes surfaces (entre 1,53 € et 2,99 € la pomme chanteclerc estampillée Tarn-et-Garonne) et la vente directe, où les pommes s’achètent autour de 1,60 € le kilo. Quelle que soit la variété. Et si, sur le marché, les consommateurs optent pour des fruits déclassés parce que trop gros ou trop petits, les producteurs les proposent jusqu’à 1,50 € les 3 kilos. De quoi faire une réserve de compote.

source : http://www.sudouest.fr/2017/02/13/fruits-et-legumes-le-froid-fait-grimper-les-prix-3193083-705.php

Agriculture industrielle : produire à mort

https://www.youtube.com/watch?v=3rtEMp8_7z4